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mercredi 5 juin 2013

Coffees And Cigarettes (Chanson hop n'Roll)

« Coffees and Cigarettes' est un duo crée par Renaud Druel qui écrit et compose toutes les musiques puis rejoint par Lucille (dites Lyllou) Chevalier (Voix et l'alto) qui vient ajouter au groupe sa touche finale et féminine.

Renaud et Lyllou aiment les dessins animés, la bande dessinée, Edgar Poe, Roald Dalhd, Tim Burton, Terry Gilliam ce que l'on retrouve d'une manière différée dans l'univers crée par Renaud. »
Source : https://www.facebook.com/coffeesandcigarettesband/app_2405167945

Le groupe poitevin Coffees and Cigarettes possède un univers bien à lui que ce soit dans le style musical comme dans l’univers qu’il nous propose. En effet, les inspirations de Renaud Druel se ressentent et transpire dans ses textes. Dans la chanson « London Western » de nombreuses références cinématographiques égayent ce « western moderne ». L’instrumentale piano-basse est ici très efficace et se termine par un fort joli scratch. « Whitechapel » nous montre l’ouverture musicale du groupe en étant rock acoustique avec un phrasé se rapprochant du hip-hop. L’univers reste sensiblement le même, et donne envie d’en écouter encore plus. Notons que Lyllou va quitter le groupe et qu’un album et prévu d’ici la fin 2013 et que le projet et déjà en cours avec la possibilité de financer l’album via le site http://www.coffeesandcigarettes.org/#!album/ch54 . Un petit groupe qui mérite des oreilles attentives et qui permet de s’enfoncer dans son imaginaire.

Bastien Tamisier

lundi 3 juin 2013

Julie Lenne



https://mail-attachment.googleusercontent.com/attachment/u/0/?ui=2&ik=e674963e66&view=att&th=13ed2e0bede25148&attid=0.1&disp=inline&safe=1&zw&saduie=AG9B_P9eJvWtE4vN_5TIKM1Xtani&sadet=1370248747307&sads=ispGBzwszQGr4ymSz-SEbQihQOsSi on pouvait mettre dans un shaker l'espièglerie de Lily Allen, la classe de Colbie Caillat et la folie de Katy Perry, puis secouer le tout très fort, il en ressortirait certainement Julie Lenne !
Parfait prototype d'une artiste qui colle au plus près à sa génération, Julie Lenne gratte, chante et compose...
Entre scènes enfumées et autres foires à la tomate, en passant par l’imposant Palais des Congrès, Julie ne se démonte pas, car la musique a toujours été une certitude pour elle. Il était d’ailleurs difficile de suivre une autre voie que celle d’un papa ingénieur du son, et d’une maman ayant créé sa société d’événementiel où Julie fit ses premières armes dans l’envers du décor.
Aujourd’hui, après un parcours jonché de rencontres plus ou moins précieuses, la voilà qui déboule avec un premier album sous le bras. À moitié composé par ses soins, celui-ci signe ses collaborations avec Francisco Sambath, l’auteur qui a su lui créer cet univers qui lui est propre, Hervé Bourgeois, magicien-arrangeur qui a donné
LA couleur aux créations de Julie, et Philippe Delperdange, bassiste avec qui elle commença à “partir en live”.
Des chansons concoctées aux petits oignons, avec des accents folk et tantôt pop un brin zestées de rock, on y retrouve des jours avec et des jours sans, des vies en rose ou bien moroses, un peu de “tout et son contraire”, des contes de faits peu ordinaires, en somme des histoires de filles et leurs travers...
Patchwork musical des plus éclectiques, bientôt ses refrains ne vous quitteront plus.

L’album

Julie se confie, Julie s'énerve, Julie s'emballe, Julie se marre ...
Mille et une facettes se chamaillent dans son univers !
C’est avec des titres comme “Le jour et la nuit” et “Tout et son contraire” qu’il y en a le meilleur constat, où comme la plupart des filles, elle se révèle, en toute complexité, n’en faire qu’à sa tête.
Plus d’une fois, c’est d’ailleurs l’image de cette poupée pop redoutable qui joue de son image avec humour et dérision que l’on retrouve dans des titres comme “La zizanie”, “Le mec plus ultra” ou bien encore “Cash pistache”. Mais avec “Jeter les voiles”, c’est avec le côté rockeuse qui lui va comme un perfecto qu’elle tape du poing avec des riffs un peu plus percutant. À travers ces quelques titres, on réalise son goût prononcé pour le mélange des genres et des couleurs, et c’est aussi avec surprise que l’on découvre au détour d’un couplet de “Rose bonbec” le rythme ralentir pour se muer en une pause reggae.
Au final, Julie montre par-dessus tout qu’elle sait ce qu’elle veut et garde la lucidité des artistes de la nouvelle scène française. Et elle sait surtout ô combien, il est difficile de se faire une place parmi les artistes et les chansons-kleenex comme l’évoque sa description cocasse du parcours (a)typique d’une chanteuse d’aujourd’hui dans “On verra”, où tous les rêves sont permis quand on s’en donne les moyens et les coups de pieds qu’il faut, là où il faut!
Julien Dumont

Un petit bout de femme pour un petit temps de bonne humeur.
La musique de Julie Lenne donne la pêche !
Première écoute, ce qui m’a frappé c’est… sa voix.  Pourquoi ? Une voix simple.  Et on n’en demande pas plus ! Sa gaîté fait le reste. Son amour pour la musique nous emporte avec le son de sa voix, au rythme des chansons. On y retrouve un côté enfantin, une innocence marquée, et pourtant ses paroles prône une certaine expérience.
Natacha Bordes

mardi 28 mai 2013

Abraxxxas

Il y a quelques mois, Abraxxxas, rappeur ultra-productif lancé un projet financé par ses fans et les curieux sur le site Ulule.
Aujourd'hui après une longue attente, Darkstreets arrive enfin et ce que l'on peut dire d'office ce que très rare sont les albums qui portent aussi bien leurs noms. Tout au long du disque, Abraxxxas va nous amener dans le sombre quotidien de l'humain.
A travers quelques égotrips très bien écrit (« Darkstreets », « Alien ») mais surtout des chansons très critiques sur la nature humaine (« Trop », « Par Foi », « MC », « Du Palace A La Crasse » ou « Gattaca 2 »). Les textes sont aiguisés et très personnels, la plume d'Abraxxas ne connaît que très rarement des moments de faiblesses.
 On trouve aussi un très bon « Mon Bestiaire », évocation de nombreuses créatures effrayantes qui trouvent totalement sa place sur l'album. Le morceau « Taxi De Nuit » pour sa part nous plonge dans un storytelling très sombre où l'on se croirait dans ce taxi juste à côté du conducteur. Au niveau textuel, « Darkstreets » est un coup de canon dans un hip-hop cherchant trop souvent à être le meilleur sans avoir de saveur (thème évoqué dans le morceau « Hélas).
Au niveau des invités, tous sont de très bonne facture notamment Mr Moon qui revient sur deux morceaux et qui nous porte de sa voix sublime. Le groupe Première Ligne nous propose deux couplets très incisifs tout comme El Galoui. Stax quand à lui sort une prestation plutôt sympathique.
Pour finir, au niveau des productions l'album est vraiment un petit régal. Quelles soient plutôt lente ou allant chercher un tempo beaucoup plus soutenu, les producteurs ont fournis un gros travail et l'ensemble renforce le côté très « dark » voulu par Abraxxxas. Mention spéciale à Shaolin Beatmaker qui livre deux prods absolument génial. On a aussi le droit à une prod d'Abraxxxas sur le morceau « Alien ». Celle-ci est très hybride avec des sons assez troublants. Cela donne envie d'^tre au prochain opus qui devrait voir l'artiste composé entièrement l'album.
Au final « Darkstreets » est un album très réussi (plutôt une habitude pour Abraxxxas) tant au niveau des textes que de l'univers sonore. On sort de l'album avec pas mal de réflexions en tête, le message étant clair et limpide. Une seule chose à dire : vivement le prochain !




Bastien Tamisier

lundi 27 mai 2013

Olivier Maje

"Ses paroles douces-amères en bandoulière et sa guitare sur le cœur, Olivier Maje se dévoile
et nous questionne, de son timbre sincère et chaleureux. Après avoir traîné sa voix dans
plusieurs groupes parisiens et nourri sa plume au “ Chantier“ de Philippe Albaret, il nous
délivre ses chansons pop-folks dans un premier EP qui transpire l’acoustique et dont vous
avez peut-être déjà entendu les subtiles mélodies dans les couloirs du métro de la capitale …"

Julien Dumont





Les premières notes, douces, nous bercent tout de suite;
La voix, simple, donnent des frissons!!
Une musique simple, et pourtant poignante.
Une poésie parfaite.
Que dire de plus ? Olivier Maje, pour son premier album, défie les artistes de la chanson française d'aujourd'hui!
Un côté ethnique, folklore, et poète. Il nous ramène à nos racines et nous emporte au loin.
On se sent comme une feuille qui s'envole à l'écoute de sa musique !



Natacha Bordes

mercredi 17 octobre 2012

V.A.L.D

Une réelle découverte qui fait du bien. VALD est un jeune rappeur d’Aulnay-sous-Bois qui a donc sorti en téléchargement gratuit cette mixtape qui répond au doux nom de NQNTMQMQMB. Nous sommes là en présence d’un rappeur très talentueux que ce soit au niveau de l’écriture comme au niveau du flow. Il faut aussi noter les très bonnes prods qui jalonnent la tape. L’univers dans lequel nous amène VALD ne plaira pas forcément à tous, une fois rentré à l’intérieur on a beaucoup de mal à en sortir. Tout au long de la mixtape on sourit grâce à des paroles tranchantes et des interludes plus délirants les uns que les autres. Les textes sont souvent autobiographiques avec une bonne dose de dérision et portent un regard tantôt décalé tantôt critique sur la société. Un autre thème abordé est le sexe souvent de façon lourde mais assez hilarante. On note aussi des collaborations avec Georgio et AD très réussie. Vous l’aurez compris VALD apporte un souffle nouveau au rap en France en se montrant décomplexé et terriblement intelligent dans la rime. N’hésitez pas à écouter cette mixtape gratuite et les sons sortis par cet artiste qui à devant lui un avenir certain.
9/10
Bastien Tamisier

lundi 15 octobre 2012

Limp Bizkit-Gold Cobra

Un nouvel album de Limp Bizkit ça annonce en général du bon. Malgré tout le dernier en date n'était pas pleinement satisfaisant. Il faut dire qu'avec les claques prises par les trois premiers albums il était presque facile de tomber dans du moins bon ! Le résultat n'était pas non plus aussi catastrophique que ce que la critique c'est permis. Mais tout cela est sans importance. Le groupe est de retour avec tous les membres originels et cela ce ressent. Après une intro bien torturée, la première chanson de l'album pointe son nez et on sent ici une rage qui ne retombera pas durant tout l'album ! Même la chanson "calme" Walking Away possède une montée en puissance et est bien loin du fade Behind Blue Eyes. Mention spécial à Get A Life surement le son le plus puissant du disque rappelant un certain Counterfeit ! Au passage un petit délire dans Autotunage avec la voix de Fred Durst complétement vocodé. L'unité est là tout le long de l'album et tient grâce à une rage retrouvée et un Fred Durst particulièrement inspiré dans ses flows comme dans ses cris. On retrouve donc le vrai Limp Bizkit, pas comme celui qui s’éteignait au fur et à mesure des albums, un peu comme le dernier album de Korn. Au final, on parcours le disque de bout en bout, la rage au ventre, quelques sourires en se disant que Limp Bizkit est vraiment bien là.
 
8/10

Bastien Tamisier

My Own Private Alaska-MOPA

Un cri du cœur voilà ce qu'est cet album de My Own Private Alaska. Une beauté rare et triste, un désespoir, de la haine tout cela mélanger. Un mélange de douceur et de violence symbolisé par un piano envoutant, une voix terriblement hurlé et une batterie cinglante. L'émotion est intense dès le premier morceau et ne nous lâche plus. On ressort vide et sans force mais libre et nouveau. On prend un malin plaisir à le réécouter sans cesse, comme si la première fois ne nous avez pas suffit, comme si le désir de partager la haine qui anime le groupe devenait une nécessité. On le redécouvre à chaque écoute et on aime, on part dans un voyage sans fin qui au final ne dure que 40 minutes. Mais c'est long comme si tout s'écroulait autour. Un disque qui fait froid dans le dos et chaud au cœur, un album paradoxal qui se savoure seul ou à deux mais pas plus nombreux, le plaisir de l'écoute en serait évaporé. Je le recommande au final à tous les amateurs de nouveaux et d'émotions fortes.
 
9/10

Bastien Tamisier