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lundi 27 mai 2013

Lauraine, Artiste

Voici Lauraine Lavergne,19 ans, étudiante à l'école d'art de Tarbes.
Mais qui est Lauraine Lavergne ?

Eh bien Lauraine vient comme elle dit elle-même, « d'un trou paumé en plein de la nature sans voisin au kilomètre à la ronde. Mes racines, c'est l'endroit où j'ai vécu. Une maison en plein milieu de champs, vaches, verdures, ruisseau, un moulin, beaucoup d'arbres »
Mais notre Lauraine, nous la découvrirons davantage par ces œuvres que par ses origines géographiques.
Pourtant, à travers ces travaux, nous retrouverons beaucoup de naturels. Des légumes, du bois, des végétaux et minéraux...
Elle nous confie : « Je récupère et je conserve feuilles, fleur, animaux et insectes séchés, mue de divers animaux, pelures de légumes, fruits séchés, aile de papillon, plume et j'en passe
ce qui me fait une sorte de collection »

Mais comment s'appelle cet art ? C'est la question que nous lui avons posé !

« Je ne sais pas trop comment je pourrais l'appeler.. mais je sens qu'il se rapproche beaucoup de l'art brut parce que quand je réalise une pièce c'est très spontané, je ne réfléchis pas tellement quand je produis, mes mains s'agitent, récupèrent, cassent, recollent, assemblent.. je n'ai du recul que lorsque mes pièces sont terminées. L'art " primitif " si l'on put dire, m'inspire beaucoup également. Je pense que mon "art " est un mélange de tout, tout ce qui a pu m'inspirer »

« Et comment cela t'ai venu ? » lui demande t-on ! Car un art peu banal, doit bien sortir de quelque part !
« Depuis toute petite. Mes parents m'ont toujours invité à faire des activités artistiques. Après j'ai eu une période où je m'intéressais vraiment à la science, pendant le collège et le lycée. C'est en terminal que j'ai fait un énorme blocage avec celle-ci.. je n'y croyais pas. C'est là que j'ai (re)commencer à faire quelque chose de mes dix doigts. Je dessinais des têtes au cou très allongé et des transsexuels au regard vide.. cela m'est passé.
Et c'est à partir de mes 17 ans que j'ai vraiment commencé à collectionner des brindilles, des écorces, chaque truc que je trouvais intéressant »

Si ces œuvres avaient un message à faire passer , Lauraine nous le confit :
« Voir au delà.
A travers une toute petite chose toute précieuse, on peut voir énormément de chose
voyager dans ses formes, imaginer ce que c'est, ce qu'on peut y voir.
il y a une citation que j'aime beaucoup d'un chimiste Antoine Lavoisier
" Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme " »

Si Lauraine était un livre, un film et un artiste peintre... ?
« Ca varie beaucoup.. mais en ce moment si j'étais un livre je serais l'herbe du diable et la petite fumée, un film la belle verte, et un peintre.. je ne sais pas, mais une peinture d'André Raffray ( la montagne sainte victoire vue des lauves de Cézannes à voir en vrai ) m'a laissé scotchée sur place. »

Voici donc la présentation d'une artiste hors du commun. Parce qu'ici, on les aime bien !!
Ses travaux sortent de l'ordinaire. Ils nous permettent de voir ce qu'on n'a pas encore vu jusque là. C'est abstrait, et à la fois, les formes retrouvées dans ses œuvres ramène à nos propres formes intérieurs, comme des mandalas qui nous guident. On y voit des sphères, et des lignes qui nous mènent quelque part, qui nous permettent de tourner en nous et trouver ce qu'on y a pas encore vu.
Dans ces œuvres, ouvrez vous à une nouvelle vision, plus ancestrale, plus naturelle. Retournez à vos propres racines. Retrouvez-y votre côté ethnique !
Pour voir ce que fait Lauraine, rendez-vous sur son profil facebook : Laurett Lav
https://www.facebook.com/laurett.lav




Natacha Bordes


mardi 23 avril 2013

Jmlaf, un dessinateur hors du commun !

Voici la présentation d'un artiste hors du commun. Jmlaf , ou Jean-Marc Lafaye, est musicien. Mais aussi un dessinateur ! Il oscille entre la Bande Dessinée, l'horreur, et le dessin critique. On retrouve dans ses œuvres, des personnages à la fois atypiques et proches de nos "moi" enfouis. Il fait ressortir le plus grand humour dans des images noires, ou au contraire, la plus belle des noirceurs dans un humour déconcertant. Derrière cela encore, il sait comment attirer notre attention par de simples conversations entre une mouche et son dessinateur, la mort et sa condition humaine ou remettre en question celle-ci sans même avoir besoin de l'expliquer. Ses dessins sont là, ce sont des faits. Et ils nous touchent profondément.
Et j’ai eu l’honneur de lui poser quelques questions ! Voici donc, Jmlaf :



« Je suis né à peu près le 19 Mai 1973 à11h42 du matin à La Ciotat dans les bouches du Rhône. Région, que j'ai quitté vers l'âge de 7 ans pour venir m'enterrer en Ardèche.
Où je vis encore pour le moment.
« Un jour, avec mon frère aîné, on faisait les imbéciles. Mon père était furieux, alors pour nous calmer il nous a mis une feuille de papier et un crayon avec devant nous un livre des aventures d'Astérix. Mon frère devait dessiner le héros et moi un romain.
J'ai, par la suite, dessiné longtemps des casques de romain.
Mais je sentais bien que mon entourage commençait à se lasser.
Alors j'ai rajouté un nez... je dessine depuis ce jour-là, j'avais 8 ans. »



Dans cette œuvre où deux serpents s’entremêlent pour s’accoupler, on ressent alors une sensation de déjà vu : La rupture, le râteau. Mais on peut aussi interpréter la division de soi : Les deux côtés de notre « sexualité ».
Pour ma part, cette illustration fait parler chez moi ma frustration. Mes envies freinées par le monde qui m’entoure. Et le fait d’être attaché à des subtilités qui empêchent d’avancer… Et vous, comment le voyez-vous ?


Jmlaf me raconte alors qu’il n’a pas suivi de cursus scolaire pour apprendre davantage le dessin. Il arrête l’école jeune et n’a jamais poursuivi aux beaux-arts ou dans quelconque école artistique. Il dit lui-même « Je ne sais pas dessiner. Mon travail en général consiste à maquiller les erreurs du début du dessin avec un stylo. »
Après une longue pause sans dessiner dans sa vie, il reprend le stylo en 2008 avec une simple feuille A4 : « on en trouve de partout et on peut dessiner quand on en a envie. Dans un train, à la boulangerie, pendant un attentat, au cinéma... J'ai essayé à peu près tout ce qui sert à dessiner, l'huile, le crayon, l'encre... mais rien ne remplace (pour le moment) un bon vieux Bic retrouvé sous un canapé. »




Mais la question qui me turlupinait le plus était de savoir ce qui l’avait amené à dessiner des personnages ou des caricatures un peu noires. Et des dessins porteurs de messages, dénonciateurs... comme je dis plus haut "le plus grand humour dans des images noires, ou au contraire, la plus belle des noirceurs dans un humour déconcertant."



Mais Jmlaf est un mystérieux personnage. Comme il dit : « D'un côté je ne maîtrise pas les proportions et de l'autre je veux absolument dessiner un truc. Ça donne ce genre de créature où les "membres" sont pliés ainsi car je ne sais pas les faire autrement. Où les yeux sont globuleux parce que je ne sais pas vraiment dessiner les yeux... Puis les ombres ont toujours été ma "bête noire" (...) c'est pour ça que j'y mets des hachures, puis là où il n'y a rien aussi... des hachures de partout. Ensuite, les caricatures soulignent complètement ce que je viens de dires. Des jambes trop grandes, des bras trop maigres... au final tout ça caractérise assez bien mon "style" et je m'y suis habitué. J'aime rire, j'aime les jeux de mot. Et je suis très timide. C'est certainement aussi une façon pour moi de m'exprimer... rapidement et sans me mettre de la peinture sur les doigts. Un psy pourrait l'expliquer mieux que moi sans doute. J'aime le noir et blanc et me force à rajouter de timides couleurs sur quelques dessins histoire de m'éloigner du mythe de la noirceur...
Mais si tu regardes d'assez près mes dessins tu n'y verras pas de violence, pas de macabre, pas de vulgarité ou de sexe. En dessin j'ai besoin de beaucoup de contraste. Sinon je m'ennuie... Je déteste les couleurs pastelles.
Les crânes sont pour moi une symbolique. Ils ne représentent pas la mort mais la vie. On en a tous un. Vide pour certain. »



Mais que représente cette dernière illustration ?

« Ce sont deux amies à moi, qui dessinent. Mal, mais qui dessinent.
Je plaisante, elles assurent !
Nous allons travailler sur un "album" commun avec nos trois styles différents.
J'ai fait ce dessin car quand elles viennent en weekend c'est toujours le chaos... »

Le thème de ce futur projet, c’est celui-là justement, Il explique en quelques mots :
« Le chaos justement. La troisième artiste a comme personnage un chat. Le mien est le grand chauve que tu vois sur le dernier dessin "weekend". Nous allons suivre comme fil conducteur la petite guerre entre nous "quatre" (les personnages) sachant que la victime idéale sera toujours jmlaf... pauvre petit Calimero. Le tout sur un rythme s'approchant de Oggy et les cafards... C'est ambitieux, mais comme disait krfh,ckh,z : "il faut avoir des rêves bien grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'ils s'éloignent..." krfh,ckh,zdisait aussi ! putain, faut que je change de nom ! »

Voici si vous le voulez, un lien vers la page d’une de ses amie artiste avec qui il monte le projet : https://www.facebook.com/pages/Frico-Limo/142146652527920
Le style change, les couleurs sont présentent ! Mais pas le fond, m’explique Jmlaf. D’où l’intérêt de ce futur projet !


Quand l’heure sera venue, nous pourrons voir ce que devient celui-ci sur sa page : https://www.facebook.com/pages/Jmlaf/148405031932858?fref=ts


 Natacha Bordes

dimanche 4 novembre 2012

Jim Curtis, écrivain, poète. Découverte d'un nouveau talent!



Autobiographie de Jim Curtis, jeune écrivain.

« Né le 6 mai 1996 par conséquent âgé de 16 ans, je suis un jeune apprenti écrivain qui passe la majeure partie de son temps à écrire des nouvelles et à faire de la poésie alors que je ne devrais même pas. La majeure partie de mon temps aurait dût me servir à travailler mes mathématiques, ma chimie et ma physique, sachant que je suis étudiant en filière scientifique. Cependant, je ne puis changer quoi que ce soit à ce mode de vie sans nul doute effrénée étant moi-même un fidèle adepte des pratiques les unes plus luxuriantes que les autres, de la vie et comme je le dis souvent On ne choisit pas l'art, c'est l'art qui vous choisit. Comment pourrai-je, moi, un simple mortel parmi tant d'autres ignorer son appel, elle, divine Mère de tous ces dieux ou demi-dieux qui ont fait de leurs vies mêmes des chefs-d’œuvre ? Je vous parle bien évidemment des grands hommes de ce monde, des artistes qui ne vivaient seulement et que pour leurs arts, une idée précise et entièrement intrinsèque. Ma littérarité (si on peut considérer mes textes suffisamment littéraire pour employer ce mot...) se nourrit de multiples influences, vous l'avez deviné, je suis alcoolique, drogué et satyrique (constamment en manque de sexe !) par conséquent cherche l'inspiration dans l'acte sexuel, l'alcool, la drogue et toutes autres substances illicites suffisamment abracadabrantesques capables de me faire planer comme planent les grands aigles, exprimant d'un cri rauque la liberté d'être libre. Je vis sur une île et comme tous ceux qui ont l'immense opportunité d'habiter quelques mètres seulement de la plage, je vais courir très tôt (soit à quatre heures) tous les matins pour éliminer de mon métabolisme toutes substances indésirables pour une bonne santé et une espérance de vie suffisamment longue pour vivre une vie rigoureusement folle et aventureuse. Mais puisque mes courses noctu-matinales (mot instantanément inventé pour décrire cette prodigieuse transition de la nuit au matin pour vos adorables yeux) n'as rien à voir avec ma littérarité, je vous prie de parler d'autre chose (jouez le jeu et faites comme si nous étions gentiment en train d'entretenir une conversation bien que je sais que de l'autre côté, vous avez vos adorables yeux rivés sur votre écran lisant silencieusement ce qui vas suivre..) quoi que l'activité m'est très inspirante. Je ne connais rien de plus inspirant que de courir sur une plage pratiquement déserte à une heure noctumatinale (sans le trait d'union, c'est beaucoup plus crédible, n'est-ce pas ?) en contemplant la disparition à la fois lente et délicate des étoiles dans la pénombre d'un nouveau jour. Comme vous semblez l'avoir deviné la Nature me passionne, elle me passionne à un point tel que je suis réceptif aux grands arbres, ils me parlent et je les entends. Les arbres me parlent et je leurs réponds ou vice versa, cela dépend bien évidemment des circonstances. Que dire d'autre de ma petite personne à l'égocentrisme démesuré qui aime tant qu'on parle d'elle ? Hum… que j'ai de grosses couilles dans le slip ? Non mais voyons ce n'est qu'une petite touche d'humour ! (d'autant plus que je ne sais même pas pourquoi j'ai écrit cela car je ne porte pas de slip mais que des boxeurs de chez Calvin Klein..) Ensuite cela ne vous regarde strictement pas ce que j'ai dans le slip et encore moins le genre de sous-vêtements que je porte, en revanche ce qui pourrait vous intéresser ce sont mes textes que vous allez dans les jours à venir souvent trouver ici et là (c'est-à-dire sur ce magnifique site qu'est Culture en Vrac) traitant de divers sujets (l'actualité, la littérature, le cinéma etc..) mais plus particulièrement la littérature et la cinématographie c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis de l'autre côté en train de vous conter de ma vie trépidante et de ma personne quelque peu indéfinissable.. tant elle est compliquée dans son ensemble, c'est la raison pour laquelle je vais terminer ici cette tentative de rédaction autobiographique que j'espère vous aurez servi à mieux me connaître et éviter de tomber sur l'un de mes textes sans avoir été averti de ma fureur de vivre qui semble se déteindre de manière assez vive sur mon écriture. »                                                                                                                         Jim Curtis 

Chagrin d'amour. (extrait)
de Jim Curtis
« Quand j'y repense, parfois, je me dis que c'était une mauvaise idée mais nous n'avions plus vraiment le choix et il fallait absolument que l'on prenne une décision, le plus vite possible. Il n'y a rien à faire quand on ne s'aime plus, tout est perdu. On peut si l'on veut, ressasser le passé, essayer de comprendre quand, comment et pourquoi on as commencé à se désaimer ou parfois dans l'incompréhension de nos états d'âme se résoudre avec une ferme détermination de trouver des réponses en se lançant dans l'exploration ultime, l'aventure inconsciente, se plonger au plus profond de soi durant des heures incessamment et finalement obtenir quelques révélations qu'on écrirait peut-être , dans un roman qu'on publierait peut-être. Je me demande pourquoi l'écriture... je n'ai pas encore la réponse, jusqu'ici. Comme si l'écriture pouvait tout résoudre, comme si l'écriture pouvait guérir des maux aussi douloureux que de ne pas pouvoir aimer vraiment, de ne pas pouvoir aimer toujours. Comme si l'écriture relierait l'être aimé à nous, une fois encore. Quand c'est fini, on ne peut que se laisser submerger par le vide des sentiments d'autrefois et dans ces moments-là, les larmes coulent toutes seules comme d'un naturel nostalgie d'après l'amour.
Je me souviens encore de nos têtes de cons dans ce petit café morbide où nous nous sommes donné rendez-vous, pour la dernière fois. A la fin d'une relation amoureuse, être glamour ne sert plus à rien, seul compte le fait de pouvoir se débarrasser de l'autre dans l'immédiat. C'est juste dégueulasse mais c'est comme ça, nous ne sommes que des humains, après tout.
« - Ni toi, ni moi ne mérite de vivre un tel échec.
- Je suis du même avis que toi.
- Nous ne nous aimons plus. Du moins plus autant qu'avant.
Il faut que ça s'arrête et vite.
- Oui, il faut que nous prenions une décision maintenant. »
               Je me souviendrai toujours du matin où nous prîmes, finalement, la décision de mettre un terme à notre relation. C'était un lundi matin comme les autres, il me semble, il n'y avait rien de particulier sauf que je venais de me perdre pour toujours. C'est comme cela, que je nous ai tués un matin d'automne, c'est comme cela que je me suis séparé d'une partie de moi, la meilleure sans nul doute. C'est comme cela que je me suis débarrassé de ton joli petit minois, ma puce. Comment ai-je fait pour en arriver là ? Qu'est-ce qui n'as pas marché, au fond ? Est-ce que tu as la réponse, mon cœur ? Il n'y avait sans aucun doute plus rien à faire, ni pour elle ni pour moi, alors comment aurai-je pu espérer que ce " nous " auquel on aspirait, autrefois, puisse perdurer ? Nous nous sommes séparés comme cela, de façon contractuelle, c'était plus simple. Comme s'il s'agissait d'acheter ou de ventre une maison. L'amour est loin d'être comme les affaires, ce n'est pas aussi facile. En amour on perd toujours, même quand la personne est à quelques centimètres de vous, on se sent loin et démunis en pensant qu'un jour, elle ne sera plus là et qu'au bout de la vie, il y a certainement la mort. Et puis, de toute façon nous nous serions séparés que nous le voulons ou pas. Je pense tout de même que nous n'aurions pas dût prendre une décision, on aurait pu se laisser aller tout doucement chacun de son côté, tous simplement, mais il fallait bien évidemment que les choses soient claires, autrement, ça aurait été compliqué. La seule différence entre commencer et finir une relation amoureuse, c'est qu'au tout début on commence par s'aimer un tout petit peu pour finir par s'aimer beaucoup et à la fin, on commence à s'aimer de moins en moins, petit à petit, parce qu'on s'aime beaucoup trop. Au tout début on se lâche, nul besoin de prendre quelque décision, on se laisse porter par l'amour de l'autre et on apporte de l'amour à l'autre. Quoi demander de mieux ? Au début comme à la fin, l'amour ne nous laisse nullement le temps, il repart comme il est venu sans qu'on ait le temps de s'en apercevoir et ahuri, on découvre parfois un grand vide au fond de soi suscitant de la colère dû à une entière incompréhension vis-à-vis du fameux état de non-amour. C'est le désamour. Les désamoureux, ne comprenant pas ce qui leurs arrivent s'en veulent, mutuellement. Désormais, les douleurs et les solitudes des désamoureux ne se rencontrent plus, le pont magique s'est effondré avec le temps. Le temps était maintenant venu de tourner la page, d'aller de l'avant et de ne plus regarder en arrière, que pouvaient-ils bien faire ? Sinon, pour une dernière fois échanger un regard vrai, avec un brin de sourire aux lèvres, en se touchant humblement le bout des doigts autour de leurs tasses de cafés. »

Inspiré d’une réelle rupture, Jim Curtis par cet extrait de nouvelles, nous narre le fil de ses pensées et sentiments. Malgré ce grain de folie que l’on retrouve dans les écrivains, et artistes délurés, Ce jeune auteur talentueux est un passionné romantique !
Dans « Chagrin d’amour », on se mêle entre les tourments d’une séparation. Ici naît en nous un sentiment de fatalité à la fois triste et réelle. Mais également en opposition une analyse d’un amour trop fabriqué. Ici, l’amour, c’est comme ça. Et on ne peut rien faire car notre cerveau conditionne ces changements en nous. Et quand ils sont faits, l’amour n’est plus là. Et c’est ainsi.
Partagés entre le regret, la nostalgie et l’incompréhension de cet amour, l’ancien couple affronte cette fatalité face au café. Le café, moment de passage entre une étape et la suivante, moment de pause, temps où l’on médite sur ce que l’on doit faire tout en l’alliant à une agréable saveur, un peu amer, forte, décisive.
Bref, cette œuvre nous amène dans les profondeurs de notre mental et subconscient, où toutes les connexions de la vie et de sa découverte  se façonnent. Et Jim sait mettre des mots sur ces sensations troublantes !
Natacha Bordes

A la lueur du jour. (Poème)
de Jim .
« Les jours moroses,
Inspirent la prose de l'écrivain,
Comme le parfum de la rose,
S'impose chaque matin.

A la lueur du jour,
Apparaissent fraîches rosées,
Sur d'épaisses vitres, de sa cabane délabrée,
Et, sur les roses du jardin.

Comme dans la prose de l'écrivain,
Naissent instantanément de l'instinct,
Quelques mots justes, ruisselants de puretés,
Tissés silencieusement dans l'ombre du jour.

Rigoureusement à la main,
Las et fatigué de l'écrivain,
Qui, hier s'est décidé de s'inspirer,
Du transition phénoménale, de la nuit jusqu'au matin. »

Le poète trouverait ses marques dans la nuit. La nuit, c’est le moment de la journée où le monde nous appartient. Et que demander de plus pour un artiste que d’écouter le monde, qui tout à lui, lui confie ses secrets, ses mots, ses vies ! De la pluie à la lueur du matin dans sa poésie, et de la mélancolie à l’inspiration, l’auteur partage son chemin de senteurs, de couleurs jusqu’à sa révélation. On en attendrait davantage !
Natacha Bordes